LOISY AN MIL

 

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LOISY AN MIL

Déjà du temps des gaulois la Seille matérialisait une frontière entre les Eduens à l’Ouest et les Séquanes à l’Est. Effacée par la conquête romaine elle retrouvera une fonction après la suite de partage de l’empire de Charlemagne. Loisy situé sur la rive droite de la rivière s’est trouvé inclus dans le duché de Bourgogne puis, après Louis XI, dans le royaume de France. En face, sur la rive gauche, s’étendait le Saint Empire Romain Germanique.

Qui dit Frontière veut dire risque d’incursion des voisins et de trafics divers, d’où l’édification d’ouvrages défensifs de protection. De plus la Seille étant la principale voie empruntée pour l’exportation vers le sud du sel produit dans le Revermont, ces ouvrages servaient aussi très probablement à contrôler ces mouvements commerciaux.

Initialement ces défenses étaient établis de la façon la plus simple et la plus économique possible : de la terre et du bois. Il était creusé un fossé circulaire au centre duquel la terre des déblais formait une " motte " sur laquelle était montée une tour en bois entourée d’une palissade.

A Loisy, en bordure de la Seille, il y avait 3 buttes. Une a été rasée en 1888 après avoir été fouillée en 1821. La seconde située dans le pré dit " à la morte " à été en partie entaillée par la rivière et la troisième se trouve à 40 mètres de la précédente dans le pré dit "  le Chatelet "

La seconde a été fouillée par les membres du Groupement Archéologique du Mâconnais de 1966 à 1975. Ces fouilles ont permis des découvertes fort intéressante permettant de confirmer sa fonction de motte castrale avec la présence d’hommes d’armes, des guerriers, autour de l’an 1000.

L’étude de la faune, de la tabletterie et la présence d’un jeu d’échec permettent d’assurer que le châtelain faisait partie de la très haute aristocratie. Dans la charte de Cluny datée des alentours de 1015 il est évoqué le nom du premier possesseur connu de la seigneurie : le sire " Aimon de Loisy ".

Ce fait et la construction en 1150 d’un château fort à l’emplacement du château actuel prouve que Loisy était un des points forts de la défense de la Bourgogne sur ses frontières de l’est.

A ce jour la 3ème motte est encore vierge de fouille.

 

Guy de la Chapelle